Lorsque j’écris, je me réfère fréquemment à une tonne de notes que j’ai amassée au fil des ans. Et lorsque je dis une « tonne », j’exagère à peine!

     Au cœur de cartons de notes de manuscrits et de gribouillages, je conserve aussi un classeur entier dédié à de la recherche documentaire sur des sujets très… variés!

 

     Je suis partie à la recherche d’un document récemment et, dans la panoplie d’écrits que je conserve, j’ai dû chercher un peu plus que désiré pour le trouver, allant même jusqu’à me dire que, pour trouver une aiguille dans une balle de foin, il valait peut-être mieux y mettre le feu… Je sais, je suis extrémiste! 🙂

     Tout ça pour dire que… j’ai fait du ménage! J’ai réorganisé le tout. Et je suis tombée sur un vieux document de 2008. Un document qui explique en quelque sorte la naissance d’Ariane Elf.

 

     Pour vous mettre en contexte, j’habitais dans une nouvelle ville. Je m’éveillais chaque matin dans une cité qui m’était hostile, sans amis ni famille à proximité. J’habitais seule avec mon chat dans un petit 2½, et mes études prenaient beaucoup d’énergie. Il ne faut donc pas s’inquiéter du ton qui semble un peu dépressif, je crois simplement que la solitude me pesait plus que je ne le montrais.

 

     Voici donc le premier texte qui relate de la naissance d’Ariane Elf.
     Suite à cette lecture, je crois que vous comprendrez mieux le “Trouble de personnalité“.

 

 

Plus qu’un songe…

Je suis perdue dans mes songes et, sans vraiment réaliser ce que je fais, mon stylo glisse lentement sur le papier en des arabesques gracieuses qui racontent une histoire. Celle de quelqu’un d’autre.

J’ai l’impression qu’une autre personne habite mon corps et prend possession de mon esprit, me laissant dans un vide engourdissant qui m’allège des angoisses du quotidien. Et je laisse faire cette personne, parce que c’est plus facile que de devoir vivre avec moi-même.

J’aime ce qu’elle fait. La passion qui brille en elle me rappelle combien, moi-même, j’étais enflammée à une époque pas si lointaine, mais maintenant révolue.

À l’inverse de cette personne, je n’ai jamais su créer un monde imaginaire où aller me réfugier. Au lieu de ça, j’utilisais ma créativité pour plaire aux autres, dans différents domaines propres au quotidien. Elle, elle se replie dans son monde et crée des merveilles, par de simples mots, par des images détaillées, par des rimes qui sonnent comme un rire à mes oreilles. Lorsque je la lis, je me sens moi-même plus légère, je sens les couleurs regagner mon quotidien.

Cette personne écrit mieux que je ne sais rêver. Elle écrit mieux que je ne saurais espérer le faire, puisqu’elle n’imagine pas un monde, elle le vit. Je le sens, je sens chaque émotion la transpercer, et elle les laisse venir en elle sans peur, sans recul, sans jugement. Elle accepte de les vivre.

Je sens toutes ces émotions, et je me tapis davantage au fond de moi-même. Je sens chaque émotion la subjuguer, et je l’envie. Je l’envie de vivre. Je l’envie de vivre de la façon dont j’aimerais me laisser vivre…

 

Ariane…

 

– Audrey
13 février 2008, 10 h 10

 

 

 

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